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Zéro déchets : l’expérience d’Aurélie

Aurélie Mauger est maman de deux petites filles de 9 et 11 ans. Elle est assistante commerciale. Il y a quelques temps, elle a eu envie de modifier sa consommation et de réduire drastiquement ses déchets. Elle partage avec nous ses motivations et son expérience.
« Ma prise de conscience s’est faite petit à petit, au fil d’échanges avec mes amis, de rencontres et aussi de lectures comme No Impact Man de Justin Beavan et surtout Zéro déchet de Béa Johnson. Quand j’ai terminé son livre, je me suis dit que je pouvais tenter de suivre son exemple. »

Commencer par le vrac
« Suite à la lecture du livre, je me suis dépêchée d’acheter des bocaux pour le stockage de ce que j’allais acheter en vrac (pâtes, riz, céréales…).
L’achat de produits en vrac permet d’acheter la quantité nécessaire mais aussi de goûter à de nouveaux produits en achetant juste une petite quantité. Fini le paquet qui traîne au fond du placard qu’on avait acheté pour essayer. »

Acheter du jambon sans emballage
« Je me souviens très bien de la première fois où je suis allée acheter du jambon en apportant mon propre contenant. J’ai tout simplement expliqué à mon boucher que je voulais réduire mes déchets et que le papier qu’il allait utiliser allait finir à la poubelle un quart d’heure après. Il a bien sûr été étonné mais a taré sa balance et je suis repartie (très fière !) sans emballage. Depuis, quand je m’approche de l’étal, il me tend la main pour prendre mon contenant. »

Des réactions variées
« En général, c’est très positif : ma démarche fait réfléchir et donne envie à d’autres de faire pareil. Quelque uns me disent que ça ne sert à rien ; ce à quoi je répond que « je fais ma part » ! On m’a aussi dit que j’allais me frustrer en laissant ma démarche « vers le zéro déchet » guider mes choix d’achat de nourriture, de vêtements, etc… Mes filles quant à elles, adorent remplir les sachets de pâtes ou de riz et les peser ensuite. »

Un consommation différente
« Cette prise de conscience a modifié ma consommation à plusieurs niveaux. Pour l’alimentation, il y a des produits que je n’achète plus ou de façon occasionnelle. En ce qui concerne les cosmétiques, fini la laque, les gels douche, les cotons démaquillants. Pour l’habillement, je me suis rendue compte que les achats d’impulsion finissaient souvent au fond du placard. Aujourd’hui, j’attends d’en avoir besoin pour acheter, sans frustrations. Au contraire, je me sens plus légère… »

Un budget allégé
« Globalement, réduire mes déchets a un impact positif sur mon budget. Ma manière de consommer a changé : je me pose plus de questions avant l’acte d’achat sur l’utilité de l’objet, sur la quantité de nourriture dont j’ai besoin, sur les déchets que ça engendre. Depuis que je fais moi-même mes produits d’entretien, que j’utilise des lingettes démaquillantes réutilisables, que je fais plus de gâteaux « maison », je ne fréquente plus certains rayons et je suis beaucoup moins tentée lorsque que je fais mes courses. Donc, je fais des économies. »

Le cas des cadeaux
« Les cadeaux… un sujet compliqué. Je préférerai que chaque membre de ma famille participe à un « gros » cadeau, plutôt que chacun fasse un « petit » cadeau mais c’est difficile d’imposer aux autres de changer leurs habitudes. Je n’ai pas encore franchi le pas d’emballer les cadeaux que j’offre avec la méthode furoshiki (technique japonaise d’emballage en tissu) mais je vais y venir. »

Des conseils et des encouragements
« Si j’avais un conseil à donner, ça serait de pas vouloir aller trop vite. Après avoir lu le livre de Béa Johnson, je voulais tout changer. J’ai rapidement compris que ça allait se faire petit à petit ; que ce sont des changements dans nos modes de consommation qu’il faut modifier par étapes…sous peine de se décourager. Donc, un petit défi par semaine, c’est déjà un grand pas pour réduire ses déchets. Je me rends compte que j’ai fait du vide dans ma maison pour ne m’entourer que de l’essentiel, de ce qui compte vraiment. J’encourage chacun à vivre avec moins pour vivre mieux. En toute simplicité. »

Zéro Déchets
Béa Johnson a réalisé 40 % d’économies depuis qu’elle a réduit ses déchets. Béa Johnson, Les Arènes, 17,00 Eur, 400 pages, septembre 2013
Pour aller plus loin :
No Impact Man
Un urbain décide de réduire au maximum son empreinte environ-nementale. Edifiant. Colin Beavan, Editions 10-18, 8,40 Eur, 310 pages, mars 2011


J’ai rencontré Aurélie Mauger en 2014 lors d’une formation Agenda 21 dispensée par l’association Quimperoise Al’terre Breizh. Comme les autres participants, j’ai trouvé son expérience passionnante. Depuis, Aurélie est très impliquée dans l’association Glazik Alternative et participe à des actions de sensibilisation.

© photos : Aurélie Mauger, Ouest France – Bocaux, Le Parfait – Jambon, traiteur-duval.com – Cadeau, vivaterra.com – plantes, Office hollandais des fleurs

Sauf mentions contraires, textes et photos © www.espritcabane.com
décembre 2014 [Tendances écolos]

28 thoughts on “Zéro déchets : l’expérience d’Aurélie

  • mai 2017 at 15 h 58 min
    Permalink

    Je redonne vis à des objets trouvés sur GEEV, une application où les gens donnent des objets dont ils ne se servent plus! J’en suis ravie!

    Reply
  • avril 2017 at 3 h 03 min
    Permalink

    J’emballe mes cadeaux dans des sacs que je fait moi mene avec des papier journal coller avec de la farine et eau. C’est genial car je personalise selon les articles de journal.

    Reply

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