*** La technique shou-sugi-ban ou bois brûlé - Esprit Cabane La technique shou-sugi-ban ou bois brûlé -
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maison bois brûlétechnqiue bois brûléCette technique Shou-sugi-ban ou Yakisugi, d’origine japonaise, permet de protéger naturellement les bois de bardage par carbonisation. En brûlant les lames de bois en surface, on leur permet d’accéder à une protection optimale pouvant aller jusqu’à 80 ans d’après les spécialistes. En effet, la pellicule de bois carbonisé va créer une protection contre les UV, (principale source de vieillissement du bois) les intempéries et les insectes comme le ferait une bonne peinture naturelle suédoise par exemple. Il est à noter que dans le projet (présenté ci-dessus) de l’architecte Carl Turner, la toiture est également constituée de lames de bois brûlé.

La technique
Traditionnellement, c’est le cédre (Sugi) que l’on protège de cette façon mais tous les bois de pin se prêtent parfaitement à cette méthode. Originellement, on préconise de lier ensemble trois planches en une sorte de long triangle que l’on place debout et dans lequel on insère du feu ; pour de petites séries, on peut créer un grand lit de braises dans lequel on couchera des planches 2 par 2. On peut aussi simplement utiliser un chalumeau.
On compte une dizaine de minutes par planche pour la brûler. Ensuite, il faut gratter les résidus de charbon avec une brosse (se protéger avec un masque), arroser avec de l’eau, laisser bien sécher et enfin enduire généreusement avec de l’huile de lin pour parfaire la finition. Une suite d’opérations assez longues mais qui garantit un traitement du bois parfaitement naturel et durable.

Un engouement mondial
Les architectes, designers, artistes se sont emparés de cette technique aux variations infinies. On brûle plus ou moins, on gratte plus ou moins, ce qui permet d’obtenir toute une gamme de noirs. La surface devient dure en se carbonisant, opaque et douce comme de la peau si on la débarrasse de tous les résidus de bois brûlé. Elle devient hydrophobe grâce à l’huile de finition. Cette technique anoblit les matériaux, fascine par les noirs profonds qu’elle suscite, tour à tour mats ou brillants.
meuble bois brûlé
cheminee shou-sugi-ban

Copyrights images : 1. dwell.com (photo : Christoffer Rudquist, architecte : Carl turner) 2. houzz.com 3. nemarchitectes.com 4. snickeriet.com 5. zwarthout.com


Pour aller plus loin

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recettes-peinture-1.jpgrecettes-peinture-2.jpgrecettes peinture suedoise

84 pensées sur “La technique shou-sugi-ban ou bois brûlé

  • 23/07/2018 à
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    Bonjour,
    Je vais tester cette technique très prochainement sur un abri à jardin proche de notre maison.
    Le passage d’une huile après le brûlage n’est pas obligatoire en extérieur ?

    Merci
    Hervé

    Répondre
    • 23/07/2018 à
      Permalink

      Bonjour Hervé,
      Oui l’huile de lin est facultative pour le shou-sugi-ban en extérieur ! (De toute façon, l’huile se délave au bout de quelque temps)
      Bon bricolage, ça va être très beau,
      Cordialement,
      Nathalie

      Répondre
  • 19/07/2018 à
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    bonjour, j’ai découvert votre publi sur le bois brûlé en cherchant comment teindre des carrelets en douglas destinés à faire un portique pour soutenir une avancée de toit
    j’ai tout de suite accroché sur le résultat shou-sugi-ban que vous présentez et je l’ai mis en oeuvre aujourd’hui avec un chalumeau à gaz … si vous voulez je vous poste des photos (dites-moi comment)
    principaux enseignements …
    – il faut vraiment carboniser le bois pour pouvoir à la fois profiter d’une belle coloration après brossage mais aussi des vertus protectrices de la méthode
    – les traitements post brûlage-brossage (huile de lin / huile de lin brûlé /lasure) donnent toutes une teinte plus foncée qui peut être intéressante mais la couleur naturelle, dans mon cas, reste ma préférée
    – sur des bois sans veinage type planches de coffrage, voliges … la méthode n’a pas grand intérêt esthétique … ça devient uniformément brun
    – pour conserver le noir intense avec des relief …. il faut que le bois brut présente des éraflures, traces de sciage ou même un travail à la brosse métallique … j’ai brûlé puis plongé dans l’eau froide avant de laisser reposer, j’attends … mais je pense que la seule méthode reste des couches successives de vernis marin, très dur après séchage pour éviter que la couche carbonisée ne s’effrite …
    je vous suis maintenant très régulièrement

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    • 20/07/2018 à
      Permalink

      Bonjour Christine et merci de ce retour très instructif !
      Pour ne louper aucun post je vous invite à aimer la page facebook Esprit Cabane
      Oui il faut préférer du bois brut de sciage.
      Pour l’envoi de photos, oui avec plaisir, le mail est sur la page contact. A plus tard par mail,
      Cordialement,
      Nathalie
      Cordialement,
      Nathalie

      Répondre

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