*** La technique shou-sugi-ban ou bois brûlé - Esprit Cabane
Rédigé le 29 février 2016 | Mis à jour le 1 juin 2018
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maison bois brûlétechnqiue bois brûléCette technique Shou-sugi-ban ou Yakisugi, d’origine japonaise, permet de protéger naturellement les bois de bardage par carbonisation. En brûlant les lames de bois en surface, on leur permet d’accéder à une protection optimale pouvant aller jusqu’à 80 ans d’après les spécialistes. En effet, la pellicule de bois carbonisé va créer une protection contre les UV, (principale source de vieillissement du bois) les intempéries et les insectes comme le ferait une bonne peinture naturelle suédoise par exemple. Il est à noter que dans le projet (présenté ci-dessus) de l’architecte Carl Turner, la toiture est également constituée de lames de bois brûlé.

La technique
Traditionnellement, c’est le cédre (Sugi) que l’on protège de cette façon mais tous les bois de pin se prêtent parfaitement à cette méthode. Originellement, on préconise de lier ensemble trois planches en une sorte de long triangle que l’on place debout et dans lequel on insère du feu ; pour de petites séries, on peut créer un grand lit de braises dans lequel on couchera des planches 2 par 2. On peut aussi simplement utiliser un chalumeau.
On compte une dizaine de minutes par planche pour la brûler. Ensuite, il faut gratter les résidus de charbon avec une brosse (se protéger avec un masque), arroser avec de l’eau, laisser bien sécher et enfin enduire généreusement avec de l’huile de lin pour parfaire la finition. Une suite d’opérations assez longues mais qui garantit un traitement du bois parfaitement naturel et durable.

Un engouement mondial
Les architectes, designers, artistes se sont emparés de cette technique aux variations infinies. On brûle plus ou moins, on gratte plus ou moins, ce qui permet d’obtenir toute une gamme de noirs. La surface devient dure en se carbonisant, opaque et douce comme de la peau si on la débarrasse de tous les résidus de bois brûlé. Elle devient hydrophobe grâce à l’huile de finition. Cette technique anoblit les matériaux, fascine par les noirs profonds qu’elle suscite, tour à tour mats ou brillants.
meuble bois brûlé
cheminee shou-sugi-ban

Copyrights images : 1. dwell.com (photo : Christoffer Rudquist, architecte : Carl turner) 2. houzz.com 3. nemarchitectes.com 4. snickeriet.com 5. zwarthout.com


Pour aller plus loin

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recettes-peinture-1.jpgrecettes-peinture-2.jpgrecettes peinture suedoise


99 pensées sur “La technique shou-sugi-ban ou bois brûlé

  • 5 novembre 2018 à
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    Bonjour Nathalie,
    Est ce que cette technique peut s’utiliser pour les poutres de la cave de ma maison, qui se font manger par des vers(présence de trous et ça s’effrite)?! Je vous remercie,
    Cordialement,
    Bérengère

    Répondre
    • 7 novembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour Bérengère,
      Non cette technique protège les bois extérieurs principalement. Il vaudrait mieux traiter votre problème de vrilettes et/ou remplacer les poutres, cela peut être dangereux de ne pas le faire je pense.
      Cdt,
      Nathalie

      Répondre
  • 20 octobre 2018 à
    Permalink

    Bonjour, très intéressée par cette technique je pensais l’utiliser pour nos volets coulissants type persiennes, pensez-vous que ce soit possible?

    Répondre
    • 25 octobre 2018 à
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      Bonjour Isabelle,
      Je pense que c’est tout à fait possible. Il faut juste que l’épaisseur du bois soit suffisante pour permettre la carbonisation de 2 à 3 mm de bois en surface.
      Cdt,
      Nathalie

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  • 17 septembre 2018 à
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    Bonjour,
    Outre l’aspect esthétique, cette technique a une fonction de protection.
    Faut-il donc brûler toutes les faces du bois ?

    Répondre
    • 20 septembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour Patrick,
      On brûle la lame de bardage en surface sur une face (celle qui sera exposée au soleil et aux intempéries),
      Cdt,
      Nathalie

      Répondre
  • 15 septembre 2018 à
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    Cette technique est utilisée depuis des siècles dans beaucoup de pays pour protéger les piquets en bois de clôture ou de maison en bois justement en protection de l’eau car le feu resserre les canaux d’irrigation de la sève.

    Répondre
  • 20 août 2018 à
    Permalink

    Bonjour,
    Je souhaite construire un abri pour les poubelles dans mon petit jardin et j’aimerai tester cette technique. Je pense le faire avec du bois de palette. qu’en pensez-vous ?
    Par ailleurs je voulais essayer de brûler le bois avec un décapeur thermique, outil que je maîtrise. pensez-vous que ça va être plus difficile qu’avec un chalumeau ?
    Merci de votre aide, j’adore votre site.
    Annabelle

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    • 16 septembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour Anna-belle,
      Ce sont des bonnes idées pour tester je pense. N’hésitez pas à venir faire un retour ici !
      Cdt,
      Nathalie

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  • 13 août 2018 à
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    Bonjour. Est ce que du cèdres blanc ça fonctionne ? Je désire couvrir les murs extérieur de mon futur resto. Merci !

    Répondre
    • 16 septembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour,
      Oui bien sûr le cèdre blanc serait même plutôt indiqué puisqu’à la base le shou-sugi-ban se pratiquait au japon sur des « sugi », qui sont des cèdres. Ce sont les arbres qui sont plantés autour des temple, c’est l’arbre national là-bas. Je vous invite à vous procurer le magazine La Maison Ecologique de Juin/Juillet 2018 dans lequel j’ai écrit un dossier complet sur la technique. Voir ici : Collaborations presse.
      Cdt,
      Nathalie

      Répondre
  • 12 août 2018 à
    Permalink

    Bonjour. Sur la vidéo il rince le bois à grande eau. Et ensuite il le badigeonne d’huiles de lin. Ma question est :combien de temps font t’il séché le bois entre c’est deux étapes ???
    Est t’il nécessaires de rechauffer le bois entre les 2 passe d’huiles de lin ??? Merci de votre réponse.

    Répondre
    • 16 septembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour Lucie,
      Oui en toute logique, on huile sur bois sec et pas sur bois humide. D’après mes infos, il n’est pas nécessaire de réchauffer le bois entre 2 passes d’huile de lin.
      Cdt,
      Nathalie

      Répondre
  • 3 août 2018 à
    Permalink

    Bonjour, j’ai essayé cette technique sur du bois de hêtre de 24cm sur 12 cm. J’ai brûlé au chalumeau sur environ 3mm, poncé légèrement, nettoyé à l’eau puis brossé et à nouveau rincé à l’eau. Le problème est que si l’on touche le bois on se salit. Y a t’il une astuce pour avoir 1 surface propre, sachant que le bois restera en extérieure.

    Merci d’avance.
    Laurent

    Répondre
    • 16 septembre 2018 à
      Permalink

      Bonjour Laurent,
      Laisser la surface se figer. C’est très bien pour l’extérieur.
      Cdt,
      Nathalie

      Répondre
  • 23 juillet 2018 à
    Permalink

    Bonjour,
    Je vais tester cette technique très prochainement sur un abri à jardin proche de notre maison.
    Le passage d’une huile après le brûlage n’est pas obligatoire en extérieur ?

    Merci
    Hervé

    Répondre
    • 23 juillet 2018 à
      Permalink

      Bonjour Hervé,
      Oui l’huile de lin est facultative pour le shou-sugi-ban en extérieur ! (De toute façon, l’huile se délave au bout de quelque temps)
      Bon bricolage, ça va être très beau,
      Cordialement,
      Nathalie

      Répondre
  • 19 juillet 2018 à
    Permalink

    bonjour, j’ai découvert votre publi sur le bois brûlé en cherchant comment teindre des carrelets en douglas destinés à faire un portique pour soutenir une avancée de toit
    j’ai tout de suite accroché sur le résultat shou-sugi-ban que vous présentez et je l’ai mis en oeuvre aujourd’hui avec un chalumeau à gaz … si vous voulez je vous poste des photos (dites-moi comment)
    principaux enseignements …
    – il faut vraiment carboniser le bois pour pouvoir à la fois profiter d’une belle coloration après brossage mais aussi des vertus protectrices de la méthode
    – les traitements post brûlage-brossage (huile de lin / huile de lin brûlé /lasure) donnent toutes une teinte plus foncée qui peut être intéressante mais la couleur naturelle, dans mon cas, reste ma préférée
    – sur des bois sans veinage type planches de coffrage, voliges … la méthode n’a pas grand intérêt esthétique … ça devient uniformément brun
    – pour conserver le noir intense avec des relief …. il faut que le bois brut présente des éraflures, traces de sciage ou même un travail à la brosse métallique … j’ai brûlé puis plongé dans l’eau froide avant de laisser reposer, j’attends … mais je pense que la seule méthode reste des couches successives de vernis marin, très dur après séchage pour éviter que la couche carbonisée ne s’effrite …
    je vous suis maintenant très régulièrement

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    • 20 juillet 2018 à
      Permalink

      Bonjour Christine et merci de ce retour très instructif !
      Pour ne louper aucun post je vous invite à aimer la page facebook Esprit Cabane
      Oui il faut préférer du bois brut de sciage.
      Pour l’envoi de photos, oui avec plaisir, le mail est sur la page contact. A plus tard par mail,
      Cordialement,
      Nathalie
      Cordialement,
      Nathalie

      Répondre

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